un homme

Etre avec cet autre qui pourrait être moi même

10/21/2021

 

Le vieux

 

Dans ce lit médicalisé

 tant de souffrances il avait enduré

Il n’en pouvait plus de se battre

Contre ce mal que médecine ne peut abattre.

Auprès de lui il y avait

Sa famille, ses amis et tous ceux qu’il aimait.

Ce monde il ne le comprenait plus

Des vieux la société en est perclus.

Pourtant avant il fallait

Écouter ce que ainés disaient

Ils étaient l’histoire du village

En eux étaient le partage.

Près du feu, pendant la veillée

Ils avaient tant à narrer.

Maintenant il gène

Cela lui fait de la peine

Sa moitié est déjà partie

Vers ce que certains nomment paradis.

Alors cesse le combat

Celui-là il le perdra

La science est humaine

Elle ne peut résoudre toutes peines.

Il a vu le Docteur

Son équipe, toutes gens de valeur.

Ils ont décidé avec lui

Que les soins s’étaient finis.

On ne le laisserait pas souffrir

Cela on peut lui offrir.

Simplement l’endormir

Continuer à le nourrir

L’éveiller de temps en temps

Qu’il voit ses proches, ses enfants

Et petit à petit

Fuira son énergie

un soir ou un matin

 n’importe quand, c’est certain

Son cœur s’endormira

Dans sommeil qu’on appelle trépas.

 

4 commentaires:

  1. Beau texte plein d'humanité ! Vieillir c'est difficile. Heureux celui ou celle qui est entouré d'affection jusqu'au dernier moment !

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  2. Oui, ainsi va la vie, vers sa finitude.
    C'est souvent à l'hôpital que le passage se fait. Ce qu'écrit François est juste, c'est ce que nous souhaitons tous !
    Bon dimanche à vous.

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