Murs
Pose la main sur
le mur
Ferme tes yeux
Écoute avec ton
cœur
Entend le doux
murmure
Qui caresse ces
lieux.
Naître chanteur
écoutant la
salle vibrer
front emperlé de
sueur
chamade est dans
son cœur.
Grande
respiration
emplie être de passion,
artiste va
s’éveiller
voix se mettre à
chanter.
Silence
s’installant
rideau glisse
doucement
moment à nul
autre pareil
spectacle sort
de son sommeil.
Doigt de lumière
habillant
l’artiste
chantant
noir devant ses
yeux
monte le chant
mélodieux.
Epaules plus
légères
s’estompent les
chimères.
Couplet et
refrain défilants
homme
vocalisant.
Lumière inonde
la salle
il va gagner la
bataille
millier d’yeux
le caresse
salle debout en
liesse.
Crépitent les
bravos,
lui, courbant le
dos
remerciant son
public,
déjà l’attente
de l’unique
prochain soir
recommençant
ou il sera
tremblant
main moite sur
rideau fatigué
écoutant salle vibrée.
Ame d’objet
l'homme marchant
dans la nature
un boomerang
pour seule armure
était la tête
dans les cieux
sur la nature
ouvrant les yeux.
Voyant un oiseau
au plumage fabuleux
il se dit, celui-là
je le veux.
Lançant d'un
geste adroit son ustensile
vers le beau
volatil.
L'objet
tournoyant vers la bête
lui fit tourner
la tête
l'animal eu
comme idéal
de suivre cet
arsenal
Comme chacun
sait
boomerang est
ainsi fait
revient toujours
vers celui
qui lui a donné
vie
Ainsi on vit
pendant moult
décennies
un homme armé
vivant avec
oiseau qu'il aimait.
Mais le temps a
passé
homme a procrée
les siècles se
sont égrenés
famille a
prospérée.
Quelques années
plus tard
un n'importe
quel soir
un homme devant
une devanture
regarde étal de
textures.
Voyant une riche
broderie
imaginant épaules
de celle qu'il chéri
revêtue de cette
fine tessiture
ne l'imaginant
plus sans cette parure.
Devant la dame
de la caisse
d'un geste par
essence honnête
s'appropriant
cet habit
tendit sa carte
de crédit.
Ainsi on vit
pendant moult
décennies
un homme argenté
vivant avec
femme bien habillée.
Chacun peut avec
ce qu'il a
a bonheur donner
le la.
Dans les mains
de n'importe quel homme
objet a la
destinée qu'on lui donne.
Chue
Cheveux blonds ondulants
Sous les caresses du vent,
Une belle demoiselle
A la taille grêle
Marchait sur vieux sentier
De mauvaises pierres acérées.
Mauvais caillou jaloux
De voir si parfaite beauté
Se mit dans la tête
De faire chuter l’esthète.
Envolée de froufrous
Belle rejoint cailloux
Etincelant costume carmin
Revêtit le vilain
Qui devant tant d’apparat
Se trouva dans l’embarras.
Cette histoire fit le tour
Des sentes et des labours
Et on ne vit jamais plus
Drogué de
l’héraut
Drogué à l’hieros
Moi je suis le
drogué
De la plume de
mes mots.
Assemblés en
phrases
Ils constituent
la base
De l’ossature de
ma vie
Ce qui me
construit.
Indisposé par ces
accidents
Que l’on nomment
les mauvais moments
Ma tête adopte la
pose
Pour éructer
cette prose.
Tête et corps
soulagés
Par mots égrenés
D’autres textes
vont naître
Finir de me
reconnaître