un homme

Etre avec cet autre qui pourrait être moi même

8/26/2021

 

Oedipe

 

Moral en berne

Ciel plombé

Traînant ma peine

Dans la ville j’ai marché

 

Insensible aux autres

Je les croise sans les voir

Leur peine, leur désespoir

Je ne peux y croire

 

Seul malheureux, je suis

Je ne marche pas, je fuis

Persuadé, je le suis

D’être seul dans le souci

 

Quel égoïsme

Quel égocentrisme

Je revêts la lippe

Du complexe d’œdipe

 

Je me grandirai

A savoir regarder

Ces faces burinées

Par des chagrins cachés

 

Il n’est pas pire misère

De se croire seul sur terre

Apprendre l’autre

Être côte à côte

 

Ouvrir son cœur meurtri

A qui est plus démuni

Aider son prochain

En prendre soin

 

Panser de l’autre les blessures

Voilà, peut-être, qui m’assure

Un jour prochain

D’être enfin plus serin.

8/19/2021

 

Destins croisés


 Dans les quartiers de ma cité

je vais me promener.

Croiser les gens,

riches et indigents,

empêtré dans ma vie

j’ignore leurs soucis.

Petits bonheurs

gros malheurs

quel égoïste je suis.

Mon regard, il faut changer.

Savoir appréhender,

pouvoir capter la souffrance,

améliorer leurs errances.

Rendre la vie

Simplement plus jolie.

Il est inacceptable

ne rien faire de notable.

Dans notre vie de nantis

Pensons aux démunis.

Un geste, un sourire,

facile allez-vous me dire ?

Pour celui qui n’a plus rien

puisse ceci apaiser sa faim.

Pourquoi moi je vis

mon voisin lui est à l’agonie.

Mon air je peux le partager

afin que puissent les destins se croiser.

 

8/11/2021

 

Une fleur

 

 

Regarde promeneur

Ce que nous offre une fleur

L’astre de jour sous ses chauds rayons

Transforme son bouton

Ses pétales s’entrouvrent

Afin que sa beauté on découvre

Fleur coupée ignore le regret

Malgré tout elle nous transmet

Dans nos modestes intérieurs

Le meilleur de ses senteurs

Quelle leçon de chose me direz vous

A nous d’en tirer les atouts

Devant chaque malheur

L’être humain est une fleur

Quand l’amour ouvre son cœur.

 

8/05/2021

 

Seul

 

Seul dans ma bulle

Je déambule

Mes bras, tels des pattes d’araignées,

Se tendent comme des naufragés

Soif des autres, faim de leurs regards

Pour m’y voir dans ce miroir

Besoin de communiquer

Pourquoi ce retrait ?

Tous ces jours, toutes ces nuits

Ma solitude comme voisin de lit

Oh ! sphère maudite

Quand donc tu me quittes

Ma solitude je l’ai enfantée

A moi de l’avorter !

 

Certes on peut être descendu bien bas dans sont existence, mais quand on se relève on est plus riche.

8/02/2021