Oedipe
Moral en berne
Ciel plombé
Traînant ma
peine
Dans la ville
j’ai marché
Insensible aux
autres
Je les croise
sans les voir
Leur peine, leur
désespoir
Je ne peux y
croire
Seul malheureux,
je suis
Je ne marche
pas, je fuis
Persuadé, je le
suis
D’être seul
dans le souci
Quel égoïsme
Quel
égocentrisme
Je revêts la
lippe
Du complexe
d’œdipe
Je me grandirai
A savoir
regarder
Ces faces
burinées
Par des chagrins
cachés
Il n’est pas
pire misère
De se croire
seul sur terre
Apprendre
l’autre
Être côte à côte
Ouvrir son cœur
meurtri
A qui est plus
démuni
Aider son
prochain
En prendre soin
Panser de
l’autre les blessures
Voilà, peut-être,
qui m’assure
Un jour prochain
D’être enfin
plus serin.
Oui, offrir son attention, son écoute à ceux qui en ont besoin est un excellent moyen de se décentrer de nos soucis, de les remettre peut être dans une plus juste perspective.
RépondreSupprimerVotre poésie m'a immédiatement fait penser à la prière de François d'Assise, que je récite souvent, et qui donne des outils pour aller dans cette voie.
Merci de ce beau partage. Bel après midi à vous !
Merci Suzanne. Bonne soirée à vous.
RépondreSupprimerOui, texte très juste. Cette oscillation entre moi et les autres on la connait tous. Mais cette peine, ce "moral en berne" est aussi pour chacun un signal. "Aimer son prochain comme soi-même" Soi-même aussi, fait partie du chemin. Belle journée à toi !
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