un homme

Etre avec cet autre qui pourrait être moi même

7/08/2021

 

L’absence

 

Il y a des jours comme ça

Tout vous file entre les doigts

Retenez de l’amour

Il fait le détour

 

A la vie il ne faut

Pas toujours demander

Ce qui vous fait défaut

Ne vous sera pas toujours donné

 

Dans la forêt égarée

La biche isolée

De sa meute ignorée

De vie sera privée

 

Si dans votre enfance

On vous laisse dans l’ignorance

De l’amour d’une famille

Place au chagrin qui pétille

 

Moi je ne demande rien

Juste qu’une main

Serre mon bras

Me faire avancer d’un pas

 

Mais jamais il ne faut

Faire porter son fardeau

Par les autres à côtés

Qui acceptent de vous aider

 

Se servir d’une béquille

User d’une godille

A trop en abuser

Vos amis en seront usés.


A ce moment la vie se faisait moins noire

 

3 commentaires:

  1. Très vrai ce poème qui me touche. Une philosophe que j'aime bien, Simone Veil (morte en 1943), parlait de pesanteur et de grâce. Dans nos relations cela joue tellement cette histoire ....

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  2. Toujours cet équilibre à trouver pour ne pas peser, ne pas s'isoler non plus...
    Merci du partage, de ces mots justes.

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  3. Merci Suzanne et François pour ces partages.

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